Ixelles ne veut pas payer pour le stade et le piétonnier

La commune souhaiterait sortir de la zone Bruxelles-Capitale/Ixelles. La question devait être discutée au conseil de police mais a été retirée
La commune d’Ixelles, parent pauvre de la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles ? Sur les bancs de la majorité ixelloise, on est nombreux à le penser.

« C’est le Petit Poucet face à un mastodonte. Nous sommes minoritaire au conseil de police et en terme de financement, la situation est problématique », commente Gautier Calomne, chef de groupe MR à Ixelles et conseiller de police. « La Ville de Bruxelles est une commune qui a des besoins hyperspécifiques en terme de sécurité. La police doit encadrer beaucoup de manifestations, des sommets européens, des matchs de football, etc. C’est la seule commune du royaume qui est dans cette situation et tout cela a un coût », explique le libéral.

D’autant que le budget ne cesse d’augmenter et devrait encore augmenter considérablement « avec des projets comme le stade national, le piétonnier ou la prison de Haren », s’inquiète encore Gautier Calomne . « Il n’est quand même pas normal que nous payons au prorata pour des missions de sécurité autour du stade, sur le piétonnier ou pour transporter les détenus à la prison de Haren alors que nous n’avons rien eu à dire sur ces projets », estime-t-il.

Un budget en augmentation

Car le financement de la zone se répartit comme suit : 85 % pour la Ville de Bruxelles, 15 % pour Ixelles. Une participation qui, au sens du chef de groupe, est beaucoup trop élevée. « La commune d’Uccle, dont le poids démographique est comparable à Ixelles, paye beaucoup moins. »

Un accord de principe pour une défusion

Mais avec cette répartition, les deux communes convenaient également d’un accord de principe pour une défusion. Mais une commune ne peut quitter facilement une zone de police. Au sens de la loi fédérale sur la réforme des polices, il est interdit de créer de nouvelles zones. « Ixelles pourrait rejoindre une autre zone comme la zone Marlow (W-B, Auderghem, Uccle. »

Pour toutes ces raisons , le conseiller de police proposait de mettre sur pied un groupe de travail pour réaliser « rapidement et efficacement la défusion programmée des deux communes ». Rien n’est moins sûr pourtant, sa question a été retirée hier au conseil de police de la zone au motif qu’il fallait « une concertation préalable ». La question sera discutée, au mieux, à la rentrée.

 

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