Benoît Cerexhe: « Mayeur met le modèle bruxellois en péril »

Dans l’opposition à la Ville de Bruxelles mais dans la majorité régionale bruxelloise, le CDH ne digère plus « l’arrogance » de la Ville dans une série de dossiers. Le chef de groupe au Parlement bruxellois, Benoît Cerexhe, en appelle au ministre-Président Rudi Vervoort (PS) afin de remettre un peu de concertation dans les relations internes de la capitale. « L’accord de gouvernement est explicite, dit-il. Il préconise des rapports plus concertés entre la Région et les communes en vue de renforcer la cohérence des politiques autour d’objectifs communs. Or la Ville de Bruxelles ne joue absolument pas ce jeu-là. »

En ligne de mire : le bourgmestre socialiste Yvan Mayeur et son échevin des Sports, le MR Alain Courtois. « Ce tandem se prend pour le centre du monde, ‘on décide et après moi les mouches’, c’est à l’opposé de la manière dont on doit envisager la gouvernance de la Région bruxelloise », estime Benoît Cerexhe.

La gifle

Ainsi, le dossier du stade national constitue « une gifle à l’ensemble du monde politique ». « Nous avions tous promis durant la campagne que les pouvoir publics ne metteront pas un euro dans ce projet. La Ville, elle, engage 5 millions indexés pendant 30 ans, ce qui fait un total de 186 millions d’euros. Ceci n’est rien d’autre qu’un subside déguisé à la construction du stade. » La contrepartie de cette manne est jugée « scandaleuse » par le CDH. « On parle de 90 000 places et 6 000 repas VIP alors qu’on fait des économies à tous les étages. »

Le député fustige également l’attitude de la Ville quant au Mémorial Van Damme, « un des seuls événements sportifs d’envergure internationale en Belgique ». « On nous a toujours dit qu’on trouverait une solution. Résultat : Alain Courtois assène qu’en 2020, il n’y aura plus rien. Bruxelles n’accueillera bientôt plus rien puisque le stade national sera à Grimbergen. »

Le piétonnier ? « Je ne suis pas contre mais je lis que les communes voisines de Saint-Josse, Schaerbeek et Molenbeek se plaignent de ne pas avoir été consultées. Elles en subissent pourtant les conséquences directes. Pareil pour l’ouverture des commerces le dimanche à la suite de la reconnaissance du pentagone comme zone touristique. Le boulevard de Waterloo est en zone touristique alors que l’avenue de la Toison d’Or, juste en face, ne l’est pas. Où est la cohérence ? »

N’en jetez plus. « Si toutes les communes agissaient de la sorte, la Région ne serait que la superposition de 19 politiques communales, ponctue Benoît Cerexhe. Est-ce de cela qu’on veut ? Il est temps que le gouvernent mette en œuvre son accord. » Il ne lui reste plus qu’à être entendu par le PS.

 

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